|
|
les jouets en bois
 Dès 1960, Roland Barthes regrette la disparition d'une «matière idéale par sa fermeté et sa tendreur, la chaleur naturelle de son contact».
«Le bois ôte [...] la blessure des angles trop vifs, le froid chimique du métal ; lorsque l'enfant le manie et le cogne, il ne vibre ni ne grince, il a un son sourd et muet à la fois ; c'est une substance familière et poétique, qui laisse l'enfant dans une continuité de contact avec l'arbre, la table, le plancher.
Le bois ne blesse ni se détraque, il ne se casse pas, il s'use, peut durer longtemps et vivre avec l'enfant.
Le bois fait des objets essentiels, des objets de toujours.
[Roland Barthes]

| |